26042012

Caprunale / Puscaghja

Première montée au refuge de la saison 2012.

 

Soleil, vent, brouillard, grêle et neige mêlés… au col il fait froid. Le chemin de transhumance s’est beaucoup abîmé cet hiver. Plusieurs éboulements se sont produits et à mi-pente, un haut mur de soutien s’est en grande partie effondré. L’enchevêtrement des débris rocheux et d’arbres abattus qui en résulte complique la progression vers le col.

 

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La marche y est désormais difficile, très inconfortable et par endroits scabreuse pour le public auquel se destine cet itinéraire. Il va être temps de se pencher sérieusement sur cet ouvrage si l’on veut lui (se) préserver un avenir. La pente, le gel, la pluie, la nature friable des roches n’auront sans doute pas la sagesse d’attendre que les divers intervenants se soient accordés sur ce qu’il conviendrait de faire et que l’on ne fait pas…

… Comme le dit si bien Raymond, « Quand le moment est venu, l’heure est arrivée !!! » 

La soirée s’annonce plutôt fraîche à Puscaghja. Heureusement il y a un peu de bois sec et la cheminée du refuge est un vrai régal. Elle tire bien malgré les bourrasques. Vers 22 heures, c’est la fin de l’orage. Toits et pelouses sont blancs de neige et de grêle. C’est le moment de se glisser dans le duvet.

Pendant la nuit, si l’on en croit les jolies arabesques de la vitre du chauffe-eau, le thermomètre lui même à dû se les geler. Alors bienvenue au soleil, à sa chaleur, à sa lumière.  Le soleil, c’est beau, c’est bon… et c’est aussi très pratique pour sécher la vaisselle ! Car c’est ménage de printemps à Puscaghja. L’heure est venue de l’éponge de la serpillière et du balai… aux derniers crocus, à la première herbe tendre, dans quelques jours, mes premiers transhumants débarquent !.. il faut que ça brille.

 

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Initiative sympa et originale…

… L’ami petru pasqualini ; enseignant, homme de théâtre et accompagnateur, propose à tous ceux qui voudraient s’engager dans une démarche d’apprentissage de la langue Corse, une façon originale de s’initier à sa pratique… tout en améliorant sa condition physique !

C’est sur le terrain, en montagne, au sein de petits groupes de randonnée (enfants et adultes mélangés) qu’il se propose de vous initier à la pratique chaleureuse de notre belle langue  (voir pdf)

fichier pdf LINGUA CORSA E MUNTAGNA

 

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« 1h et 32mn ! »

Premier record du « chemin de transhumance » pour Thomas Angeli.


Première tentative et pari réussi pour Thomas Angeli, 14 ans, fils de Manu « l’ancien » (pilier de la randonnée insulaire unanimement apprécié pour son éternelle bonne humeur) et d’Anne Marie. 1h et 32 minutes après être parti du hameau de Montestremo, (top départ donné par Célia, notre juge arbitre) et avoir gravi Caprunale, il déboule au refuge de Puscaghja, établissant le premier record dûment homologué du « chemin de transhumance » (ruinant au passage son pauvre père qui avait -naïvement- parié gros…) Bravo Tom, très belle course, élégante et maîtrisée de bout en bout. Nous tous, tes amis, parions désormais sur les mêmes brillants résultats dans le domaine scolaire !.. Chiche !

 

.. à peine la dernière coupe de champagne vidée, le record est déjà tombé !

C’est Pierrot Griselli, l’éternel compétiteur qui a vu noir et s’y est collé dès le lendemain matin, améliorant le record de Tom de quelques minutes pour l’établir à 1h 24 mn. Bravo Pierrot.. et surtout… merci de maintenir notre classe d’âge à flot.

 

.. vendredi 26 Août !

C’est, cette fois l’ami Nico Sisson, l’un des créateurs de la « Via Romana » qui va tenter de faire vaciller le chrono. Mollets fermes et poils aux pattes (avant incendie) le garçon est solide. Coureur aguerri, il est sans doute l’un des meilleurs spécialistes connus de ce type d’effort de toute la Costa Verde !.. enfin je crois. 

 

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Vendredi 26 Août, « 15 heures !!! » le voilà, c’est lui..

… Nico, en fait c’était la première fois qu’il parcourait les lacets de Caprunale… qu’il imaginait fort haut, tutoyant le vaste ciel (et les neiges éternelles !?). Alors, histoire de pas claquer des dents, il s’est décidé pour un départ de Montestremo sur le coup des treize heures trente, lorsque le soleil d’Août est au zénith et qu’il a chauffé à blanc (des heures durant), les millions de roches en surfusion du grand éboulis de Caprunale. Ne me demandez pas la température sous abri… il n’y a pas d’abri, mais 50° ne doit guère être très éloigné de la réalité. Pas vraiment les conditions idéales. Alors le gars Nico a compris que ce n’était ni le jour, ni l’heure, de faire crisser les semelles. Un reste de sagesse lui a suggéré de faire plutôt une sorte de reconnaissance active du parcours (qu’il a trouvé génial) histoire de prendre ses marques pour une prochaine tentative. Sa visite enthousiaste et souriante n’en fut pas moins un vrai plaisir.

Merci de ton amitié « Nico de Costa Verde ». A prestu.

 

 

Vous désirez taquiner un peu le record à Pierrot… le mieux est de me passer un mail à : flori.dume@gmail.com quelques jours avant la tentative afin de se synchroniser sur une date et une heure de départ. Parcours : Montestremu, col de Caprunale, refuge de Puscaghja. Dénivelées : 1055 m montée, 292 m descente. (Sentier de la Transhumance balisé orange/mauve, départ de la place Camille Spinosi. Vous trouverez une description plus complète du parcours, dans la rubrique ITINÉRAIRE du blog) 1h 24mn… c’est désormais le temps à battre. Précisons toutefois que le parcours n’est pas exclusivement réservé aux « bêtes de course », une catégorie plus dilettante, dite des « joueurs de belote » est également envisagée pour ceux moins sportifs et moins entraînés qui tenteraient « histoire de participer et tester un peu les limites ». Un diplôme avec mention du temps réalisé sera remis (expédié) à chacun… dès que mon imprimante aura retrouvé ses couleurs ! (supermarché Calvi en rupture stock-encres.. ça peut durer !).

 




11072011

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Nomination d’un adjoint-chef :

Un gardien adjoint-chef*, plus particulièrement délégué au tri sélectif, a été nommé ce 11 Juillet. Il s’agit de la reconnaissance d’un vrai savoir faire. L’animal est en stage pratique depuis le début de saison et bien que sa méthode -déchiqueter et répandre – soit contestable pour qui aime l’ordre, restera -sauf accident de chasse- en poste jusqu’à l’automne.

 

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Autre tache délicate : vérifier mine de rien, que chacun des occupants du refuge s’est bien lavé les pieds avant le coucher. -Photos Paul Darcillon-.

(*) Pour mémoire : Il s’agit d’un grade dérivé d’un concept issu de l’Armée Mexicaine. -composée dit-on, bien davantage de théoriciens et stratèges que d’hommes de troupe-